samedi 28 avril 2007

Meeting Dave


Hier, je suis allee au Musee d’Art Contemporain de Sydney pour voir l’exposition temporaire d’un artiste australien qui monte, qui monte, a savoir, Stephen Birch. Par un concours de circonstances assez surprenant, je me suis retrouvee au centre d’un questionnement sur l’Islam et sur mes propres prejuges ou, comment j’ai passe une heure dans la peau d’une musulmane.
Tout a commence a cause d’une climatisation mal reglee.
Comme il faisait terriblement froid dans le musee, ou comme je suis terriblement frileuse, ou un peu des deux, je me suis couvert la tete et le cou de mon grand foulard bleu de sorte que les personnes que je croisais pouvaient legitimement penser que j’etais musulmane. Il n’y avait rien d’intentionnel la-dedans, si ce n’est l’intention de ne pas tomber malade. Toujours est-il que j’ai petit a petit commence a etre intriguee par le regard que les gens posaient sur moi. Je n’ai toujours pas reussi a trancher pour savoir si c’est une pure creation fantasmatique de ma part ou le reflet d’une realite mais j’ai clairement eu l’impression d’avoir ete observee, a la derobee, de facon beaucoup plus soutenue qu’a l’habitude. Fin du premier episode.
Impression a part, je me suis rendue au coeur de l’exposition pour ecouter le commentaire d’une des oeuvres de Stephen Birch sobrement intitulee ‘Dave’.
Deuxieme episode de la journee : le ‘Dave’ en question se trouve etre la scuplture ultra-realiste d’un homme brun a la peau mate, entierement nu et notoirement barbu dont la tete est enturbannee d’un foulard blanc a la facon des musulmans du moyen-orient. Dans une posture de fuite, le regard anxieux a l’horizon, l’homme se cache derriere un pan de mur.
La guide commence a decrire la demarche de l’artiste et sa recherche plastique pour confronter les gens aux diktats de la societe et a leurs propres prejuges. Elle demande qui, dans l’auditoire, a spontanement pense que cet homme etait un terroriste. Stupeur et tremblements, je suis la seule a lever la main parmi les 15 personnes rassemblees devant Dave ! Moi qui me dis fierement anti-raciste, je suis completement destabilisee. Le commentaire continue et la guide nous decrit son ressenti par rapport a l’oeuvre et combien elle trouve cet homme vulnerable et touchant. Deuxiement stupefaction, je ne ressens aucune pitie pour l’homme et il continue a m’inspirer de la mefiance. Est-ce a dire que je fais partie du coeur de cible que l’artiste a voulu confronter ? Est-ce que mes representations sont a ce point formatees par le discours securitaire et islamophobe qu’on nous assene depuis le 11 septembre ?
En sortant de l’exposition, je me sentais inexplicablement triste et perdue, comme si par le jeu d’un miroir deformant, ‘Dave’ m’avait renvoyee l’image epuree de mes croyances refoulees. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’objectif de l’artiste est atteint. J’ai passe le reste de la journee a me questionner sur ma perception des musulmans, jusqu’a en parler en rentrant avec Janine qui m’a apporte un eclairage interessant sur le silence des personnes qui m’entouraient.
Elle m’a explique combien il etait mal vu d’emettre des avis dits ‘racistes’ dans ce pays historiquement batit par les emigres. Meme si les discriminations a l’embauche ou au logement sont les memes ici que partout ailleurs, il est de bon ton en societe d’adopter un discours ouvert et tolerant, d’ou le silence pesant de la salle d’exposition. Pour info, il existe en Australie une journee de soutien aux femmes voilees pendant laquelle toutes les femmes, qu'elles soient de confession musulmane ou non, peuvent aller voilees au travail. Sic.
Aucun(e) australien(ne) bien ne(e) n’admettra donc en public qu’il a pense a un terroriste en voyant un homme barbu, basane et enturbanne. Pourtant, d’apres moi, il est absolument impossible qu’aucune autre personne n’aie eu cette idee dans la salle, meme de facon fugace, meme inconsciemment. Avec le recul, ca me parait encore plus criant et hypocrite dans cette societe australienne hyper-securitaire, quotidiennement transfusee de message anti-terroriste depuis ces 6 dernieres annees (cf. les immenses messages anti-terroristes plaquardes un peu partout en ville ou sous forme de spots publicitaires aux heures de grande ecoute). Comme pour venir appuyer ma theorie, ce matin, dans le journal regional, il y avait un dossier special de 6 pages sur l’Islam et les musulmans sous forme de campagne de seduction pour de-diaboliser la communaute musulmane.
Tant qu’il y aura des artistes et des journalistes...

jeudi 26 avril 2007

Dis-moi ce que tu conduis, je te dirai qui tu es.


Petite parenthese sociologique sur ce blog sans pretention. Je me demande si quelqu’un s’est deja penche sur la question de la societe vue sous l’angle de son parc automobile. Je crois que la question merite qu’on s’y interesse parce qu’il me semble qu’a chaque pays ou region correspondent des types de vehicules et de conduites assez revelateurs de l’etat d’esprit de la zone etudiee. Je n’ai aucune hypothese a apporter et encore moins de conclusion mais je me contente d’observer et je remarque qu’on n’apporte pas le meme soin et la meme attention au choix et a l’entretien du vehicule motorise d’un pays a l’autre. Les germanophiles savent combien la voiture est un facteur de fierte, voire de satisfaction, chez nos voisins allemands pour tout male de plus de 14 ans. Les quebecois, s’ils semblent porter moins d’interet a leur voiture (Jean-rene, je suis desolee mais tu es mon ‘exception qui confirme la regle’), n’en conduisent pas moins d’enormes 4x4 ou pick-up, autrement justifiables par les conditions climatiques de la region. Argument qui se revele nettement moins pertinent quant il s’agit de justifier la proliferation des 4x4 et autres Porsche Cayenne dans les rues de nos bonnes vieilles villes francaises...
Aux Etats-Unis, la Smart a ete interdite a l’importation parce qu’elle ne passait pas les normes de taille et de poids en vigueur au pays des monstres roulants. Cela dit, c’est peut-etre mieux pour le potentiel conducteur de la Smart. Imaginez un choc frontal a 120km/h entre une Smart et un gros 4x4 equipe de pare-buffle....
Pour continuer mon petit tour d’horizon, je dois dire que j’ai ete surprise par le parc automobile australien ou plus precisement, par celui de Sydney.
C’est le cas un peu partout mais il semble qu’ici, plus qu’ailleurs, la voiture soit un signe exterieur de reussite sociale. Je pense surtout aux legions de jeunes asiatiques nouvellement friques qui conduisent la quasi-totalite des voitures ultra-sportives, tunnees et tape-a-l’oeil qui roulent en ville. Bien sur, la pandemie du 4x4 est aussi arrivee a Sydney avec la demesure propre aux pays anglo-saxons. J’ai vu hier un Hummer de 14 places ! Pour ceux qui ont deja croise un Hummer dans une petite rue de Lyon, je vous laisse imaginer la taille du monstre multipliee par 3, c’est tout simplement hors-du-commun.
A l’autre bout de l’echelle sociale, il y a les vieux vans des backpackers, souvent etrangers, qui sillonnent le pays au rythme du travail saisonnier, sorte de souvenirs anachroniques d’un mode de vie itinierant et desinteresse.
Le tout forme une belle mosaique, a l’image de l’Australie et de ses contradictions.
Si vous avez des elements d’information a apporter ou des experiences d’autres regions du globe, n’hesitez pas a developper ou a argumenter.

ANZAC Day

Hier, c’etait jour ferie en Australie pour le ANZAC day (Australian and New Zealand Army Corp.), soit le jour de commemoration des combattants qui sont partis se faire massacrer en premiere ligne sur les fronts de la guerre de 14-18 et sous le drapeau de sa majeste la reine d’Angleterre au cote, rappelons-le, des troupes quebecoises, elles aussi placees en ligne de mire par l’intelligentsia militaire qui avait compris qu’il etait de bon ton d’epargner le sang pur des bons petits soldats britanniques. Rappelons aussi que la France avait elle aussi largement compris l’utilite d’une chair a canon etrangere et qu’elle ne s’est pas privee d’envoyer dans les tranchees glaciales des contingents de senegalais et autres colonises.
Ca c’etait pour la grande Histoire et pour bien garder en tete la position de chacun sur la carte geo-strategique. Amis sarkosystes, bonjour !
Pour la petite histoire, ici, a Sydney 2007, des pluies tropicales s’abattaient sur la cote Est comme les 2 jours precedents, comme pour bien marquer l’arrivee de l’automne.
Avec Janine, nous avons profite d’une acalmie pour aller faire une balade sportive de 15kms le long de la baie et pour passer le reste de la journee a papoter en buvant du the et en cuisinant des petits gateaux, comme tout bon jour de pluie qui se respecte. Pour aller encore plus loin dans le respect de la tradition, nous avons prepare des Anzac biscuits, sorte de petits cookies a la noix de coco vendus uniquement ce jour et dont je vous transmets illico la recette pour sceller definitivement la reconciliation pacifico-europeenne. Vous la trouverez a l’adresse suivante avec quelques explications complementaires : http://www.aussieslang.com/features/anzac-biscuits.asp
Apres la tartiflette, j’ai donc decouvert qu’il existait aussi un dessert qu’il etait impossible de rater. La preparation des Anzac biscuits est tout simplement enfantine et ultra-rapide.

Petits conseils pour les gourmets : dans sa version originale la pate est tres, tres sucree. Personnellement, j’ai opte pour 2/3 cup brown sugar au lieu d’une cup entiere et c’est bien suffisant ! Les 15 min de cuisson sont aussi largement suffisantes.


Bon appetit !

mardi 24 avril 2007

Vue imprenable

Dimanche, nous sommes allees, Janine et moi, nous promener ‘dans le bush’ ou plus precisement, le long des falaises qui bordent la baie de Sydney. A quelques encablures du centre ville, le ferry nous depose a l’autre bout de la baie, dans le quartier huppe de Manland pour une balade de 3h, au pas de course, sur un sentier qui longe le rivage tantot sauvage tendance desertique – vegetation rase et poussiereuse, tantot foret vierge – vegetation sub-tropicale, petits ruisseaux et gros, tres gros lezards tout droit sortis de la prehistoire (comme ce dragon lizard qu’on a croise au detour du sentier).
Par moment, on se retrouve carrement les pieds dans l’eau, ou sur le sable fin, le temps de traverser une crique sauvage aux eaux turquoises. Et on debouche, ebahie, sur une plage improbable ou des gens en chemise hawaienne s’affairent a mettre en place les bancs de ceremonie d’un mariage qui va etre celebre les pieds dans le sable. Un instant, j’ai cru qu’on debarquait au milieu d’un tournage mais renseignement pris aupres de l’officiante, il n’y avait pas de cameras dans le coin mais un vrai mariage avec des amoureux, des amis et une plage ensoleillee. Qui dit mieux ?
Hier, j’ai continue mon petit marathon de demandeuse d’emploi sans grand interet si ce n’est que j’ai decroche un entretien pour un magasin de vetement assez classe. Je fais un essai ce jeudi pour que la manager fasse son choix entre les 3 dernieres postulantes. Plus de details a ce sujet vendredi donc.
A mon retour de l’entretien, Andre etait en train de preparer les crepes exceptionnelles dont il est alle voler le secret a la source, lors d’un CAP cuisine en Bretagne qu’il a passe il y a quelques annees avec l’objectif de revenir vendre des crepes pour les Jeux Olympiques de Sydney. Le projet a avorte en cours de route mais il a garde ses secretes recettes et son incroyable tour de main pour preparer des crepes a se damner. On le voit ici a l’oeuvre au milieu du capharnaum du garage.

samedi 21 avril 2007

Coquillages et crustaces

Et vous, vous faites quoi ces 12 prochains mois?

Pour tous les habitues de la cote d azur qui trempent timidement un orteil de peur de se faire happer par le monstre marin du siecle parce qu ils ont vu, un jour, Les dents de la mer en cachette avec leurs cousins alors qu’ils n’avaient pas le droit, rejouissez-vous car je partage votre angoisse.
Ce matin, Andre m’a emmenee a la plage de La Perouse, du nom du celebre navigateur francais qui vint y mouiller en 1788 et qui se fit doubler pendant son sommeil par le Capitaine Cook. Ce dernier, arrive second si vous suivez bien, planta le premier le drapeau de la reine sur le continent et en fit par la-meme un territoire definitivement et irremediablement anglais. Comme quoi, l’histoire se joue parfois a une sieste! Il s’en est fallu de peu que les kangourous ne parlent francais.

Ceci etant, la plage de La Perouse est une charmante plage autrement celebre depuis 2 mois pour le petit requin blanc de 6m qui y devora un chien et.... un pelican.
Jusqu’ici, rien de franchement dramatique (paix a leur ame) mais ca devient du coup nettement moins engageant quand il s’agit d’aller y faire trempette soi-meme!
Andre, debonnaire et fataliste comme a son habitude a tente de me rassurer avec cet sentence d’une grande sagesse : « De toutes facons, si tu dois y passer, c’est que c’etait ton jour. »
Mon jour ou pas mon jour, j’ai decide de faire un pied de nez au sort et de barboter gentillement a une distance raisonnable du rivage (comprendre jusqu’a hauteur de hanche) jusqu’a ce qu’Andre me prete son masque et que je realise que je barbotais gentillement au milieu d’un banc de meduses. Il a bien tente de m’expliquer qu’elles etaient innoffensives mais a ce niveau de peur phobique, aucun raisonnement, aussi rationnel soit-il, n’aurait pu me convaincre de rester barboter gentillement.
J’ai donc opte pour une activite a priori moins risque et nettement plus terrestre et je suis partie faire un footing sur la plage de sable fin, facon Alerte a Malibu, les seins et le maillot rouge en moins.
En definitive, c’etait quand meme une matinee superbe avec en prime, une toute nouvelle teinte ecarlate sur ma peau d’anglaise. Ca me tiendra chaud cette nuit.




jeudi 19 avril 2007

Aux armes citoyens!

Arundhati Roy - Laureate du Sydney Peace Prize en 2004

Depuis 2 jours, mon emploi du temps ressemble a s y meprendre a celui d une demandeuse d emploi. Je parcours la ville pour deposer des CV (15 aujourd hui) a de sympathiques receptionnistes qui comprennent bien ma situation et qui feront suivre sans faute c est promis. Dans ma position, la recherche d emploi offre l avantage paradoxal de paraitre illimitee et dramatiquement restreinte : ayant perdu en 24 heures l illusion de pouvoir travailler sur un poste equivalent a mes anciennes responsabilites dans la culture, je me retrouve face au champ infini de mes envies (milieu artistique, artisanal, de la mode, de la decoration, bars branches, cinemas, festivals...) et a celui, plus restreint, des offres d emploi dans ces differents secteurs d activite. Ma technique consiste pour l instant a verrouiller la place en inondant le marche des CV sus-mentionnes. RDV dans 15 jours pour savoir si ca porte ses fruits !
Rien de tres palpitant donc dans mes dernieres journees et dans ce passage oblige pour tout jeune diplome a travers le monde occidental, la barriere de la langue en plus.
A noter toutefois une petite lueur de divertissement, si ce n est d espoir, lorsque je suis allee assister hier a la projection d un superbe documentaire sur l engagement politique de Arundhati Roy. Cette jeune femme indienne, grande romanciere s il en est (Le dieu des petits rien – A lire d urgence), sillonne le monde a ses heures perdues pour donner des conferences qui sont un appel a la tolerance et une mise en garde poignante contre la dictature de la terreur et de la haine de l autre savamment orchestree ces derniers annees par le bienheureux president des Etats-Unis, j ai nomme George W. Bush.
D un dictateur a l autre, je ne peux m empecher de faire un petit aparte electorialiste pour tous mes concitoyens francais qui s appretent a aller voter en ce beau mois d avril.
Ni directrice de conscience, ni moralisatrice, je voudrais quand meme attirer votre attention sur le danger que represente les candidats masques. Il est un peu tard pour faire changer de bord les partisans convaincus alors je ne sais pas trop comment m exprimer...
Quand vous serez dans l isoloir, pensez juste au systeme et aux valeurs que vous voulez laisser a vos enfants, pensez a l exception culturelle francaise, berceau de l humanisme et des droits de l homme, pensez a la separation du pouvoir et de l eglise et pensez surtout a la liberte d expression et de mouvement dont vous jouissez, ici et maintenant.
Le soir des resultats du 22 avril, ce sera le matin ici et je serai connectee, priant de toute ma conviction d athee pour ne pas avoir a rougir de ma nationalite et de mes concitoyens.
C est decide, si le second tour affiche Sarko-Le Pen, je demande le droit d asile au gouvernement australien au titre de l exil politique !

mardi 17 avril 2007

Il etait une fois, dans un pays far far away...


C est ainsi que commencent les contes de fees chez Pixar, alors pourquoi pas sur mon tout dernier blog de voyage?
Point de grosse betete verte ici, mais pas mal de grosses et moins grosses bebetes vachement plus dangereuse que l ogre patibulaire.
A priori, le pays peut paraitre hostile avec son top 20 des animaux les plus dangereux de la planete, toutes categories confondues, mais ne vous y fiez pas, Sydney est une de ces bonnes vieilles megalopoles civilisees ou les animaux et autres insectes n ont plus le droit de cite. Une entreprise d atomisation d insectes passe d ailleurs demain matin chez moi pour tuer toutes les petites bestioles rampantes, grimpantes ou volantes qui seraient tentees de venir se mettre au chaud avant l arrivee de l hiver.
Je peux donc dormir sur mes deux oreilles dans le grand lit de ma toute nouvelle chambre, dans ma toute nouvelle maison, au coeur du vieux quartier de Glebe ou les libraires peuvent continuer de vendre leurs vieux livres d occasion, les tireuses de cartes de predire l avenir, les jeunes de boire des cafes le long des trottoirs ombrages et les coiffeurs de coiffer.
Glebe est un atypique petit quartier a mi-chemin entre Notting Hill et San Francisco, avec ses vieilles maisons second empire, ses arrieres-rues miteuses et ses boulevards en pente.
A 5 min en velo du City Center touristique et de son port plaisant, je viens donc de poser mes bagages pour une duree indeterminee chez un sympathique couple de francais qui m heberge le temps pour moi de trouver un job decent et l appart qui va avec.
Je lance mes recherches des demain avec dans le colimateur tous les etablissements culturels de la ville : theatres, musees, entertainment center, centre culturel francais, etc. et le secret espoir de ne pas me retrouver comme tous les petits frenchies de passage... a ramasser des fruits.
Les jeunes etrangers venus s encanailler en Australie sont legion ici et une vraie manne financiere pour des organismes de recrutement qui se font for de les envoyer au fond du bush, loin de toute commodite mais moyennant un salaire somme toute correct.
Dans ce contexte, je pars a l assaut d une forteresse inexploree sans savoir s il me faudra 15 jours, 3 mois ou tout simplement renoncer.
Ca s appelle le flou artistique - je crois que ca me plait.