mardi 22 mai 2007
Comme un poisson dans l'eau
Dans la serie 'j'ai teste pour vous', un petit masque a base d'argile et d'algues marines pour nettoyer la peau en profondeur et en douceur. Petit conseil d'utilisation : bien penser de ne pas aller ouvrir la porte si le voisin vient sonner a l'improviste!
A part ces considerations esthetiques, pas grand chose a ajouter.
J'ai survecu aux 43h de boulot de la semaine derniere. Meme plus mal au dos.
Aujourd'hui, je profite d'une exceptionnelle matinee libre pour vous donner quelques petites nouvelles avant d'aller me balader du cote de la vieille ville et accessoirement passer chercher ma paie au pub (mardi, c'est jour de paie!). La paie hebdomadaire a du bon sur le court terme, surtout que je suis particulierement a court en ce moment parce que, suite a un nombre improbable de coincidences facheuses, je n’ai pas ete payee depuis le debut de mon boulot au magasin de savons. Les choses devraient etre reglees jeudi. Finger-crossed.
Ce soir, c'est staff meeting au magasin, un genre de management tout nouveau pour moi : toute l'equipe se rassemble en soiree pour papoter autour d'un repas prepare par la boss, discuter des points forts et des points faibles de chacunes et fixer les objectifs pour le mois prochain. Rajoutez a ca une avalanche de compliments et une bonne dose d'encouragement et vous obtenez le modele de management qu'on devrait d'urgence importer en France. (Comme quoi, je ne suis pas contre un peu de mondialisation de temps en temps - en reponse au debat houleux qui a suivi mon dernier article). Toute plaisanterie a part, le management ici est une sorte de reve eveille pour moi, habituee aux turpitudes de mon dernier despote de patron! Plus qu'une question de management, c'est une question d'etat d'esprit. Depuis le debut de mon contrat, toutes les vendeuses de l'equipe sont venues chacune a leur tour et a leur maniere me dire combien elles etaient contentes de travailler avec moi, combien je me debrouillais bien et comme j'apprenais vite. Completement depassee par tant de bonnes intentions, j'ai oscille entre auto-satisfaction, doute et scepticisme avant de m'en ouvrir a Janine qui m'a apporte un eclairage interessant sur la culture australienne. Elle m'a explique comment l'encouragement et les felicitations font partie integrante de l'evolution d'un individu, de sa scolarite a son integration professionnelle, comment on tente toujours de valoriser les qualites des jeunes plutot que de mettre en lumiere leurs defauts. Les appreciations scolaires sont, sauf exception grave, toujours positives ou en tout cas encourageantes et ce systeme de pensee se retrouve jusque dans le milieu pro. Ma manager Brooke conduisait hier les entretiens individuels mensuels des vendeuses. Par curiosite, j'ai lu les bilans des entretiens et il en ressort, si on s'en fie aux rapports, que toutes les meilleures vendeuses de la ville travaillent dans le meme magasin! Comme tout les modeles, celui-ci a son revers car s'il contribue a creer des gens hyper-positifs et tres surs d'eux-meme ( la legendaire arrogance anglo-saxonne), il limite aussi la capacite d'evolution. En effet, comment evoluer sans critique constructive? Pourquoi en faire plus si ce qu'on fait satisfait la hierarchie?
Dans une generalisation simpliste (mais validee par tous les etrangers rencontres ici), je dirais que les australiens sont generalement moins productifs et moins professionnels que le standard francais que je connais. La faute au management 'laxiste' ou tout simplement un autre mode de vie plus laisser-aller tellement australien?
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

1 commentaire:
qu'entenje, que lije???
ce continent me plait de plus en plus... mmm.. il va vraiment falloir que je songe à te rejoindre
au fait désolé j'écris en annonyme parce que mon mot de passe c'est enfuit de ma mémoire mais c'est ta petite soeur
Enregistrer un commentaire