Apres un rapide coup d'oeil a mes derniers messages, je realise que je ne vous ai pas tellement tenus au courant des derniers developpements de ma situation. Alors pour les curieux, voici en quelques points cles les dernieres nouveautes dans ma vie, pour ceux que ca ennuie, passez directement au point E, ou l'on parle de culture (encore) et de cinema (toujours).
A. Je continue a alterner entre 2 jobs, avec un certain laisser-aller horaire ces derniers temps puisque j'ai notablement diminue mon nombre d'heures dans un souci de preservation ("Qui veut voyager loin, menage sa monture". Merci Cyril ;-) et de meilleure jouissance des attraits de la ville. Ceci etant, les savons sentent toujours aussi bon, l'equipe est toujours incroyable de simplicite et de gentillesse et la paie est assez interessante pour un vulgaire poste de vendeuse!
La petite nouveaute depuis 2 semaines, c'est que je ne suis plus serveuse pour cause de grave incompatibilite d'humeur avec le gerant irresponsable et irrespectueux du pub. Tranche horaire que j'ai donc troque avec plaisir pour un autre poste de vendeuse dans un autre magasin, de lingerie cette fois, obtenu grace a Reem, une amie saoudienne. Mes semaines sont donc beaucoup plus cools, toujours un peu decousues mais sans stress, quel qu'il soit.
B. Apres des velleites de demenagement tres embryonnaires, j'ai decide, en accord avec le couple qui m'heberge, de rester squatter a Glebe dans l'atmosphere epicurienne de ma grande maison. Grace a la difference d'age, de caracteres et d'emplois du temps, notre cohabitation est un modele de ce que devrait toujours etre la collocation, un melange de convivialite, de respect et d'echanges. Donc, je reste.
C. J'ai trouve a deux rues de chez moi une espece de temple esoterique ou je suis avec assiduite des cours de yoga, Hatha, Pilates et Ashtanga pour les connaisseurs. C'est bon pour la tonicite, pour la souplesse et pour occuper les longues journees de pluie de ce mois de juin. Cote sport (le vrai), je continue avec delectation mes seances de footing avec une preference marquee pour les courses nocturnes, quand la baie est illuminee et que je savoure ma liberte de mouvement en regardant les feux des voitures coincees sur le pont par les embouteillages quotidiens de sortie des bureaux. En projet dans les semaines qui viennent : inscription a un club d'aviron que j'ai repere depuis un petit moment a l'entree de la baie.
D. Sur le plan social, je romps ponctuellement mon hibernation pour des petits verres en ville avec notamment Antoine, un ami d'enfance retrouve par hasard apres des annees d'oubli, de passage a Sydney pour un stage de fin d'etude.
Ci-dessous, deux photos de notre derniere soiree Tapas-Sangria, au dernier etage d'un pub cosy et atypique, The different drummer. (Marie, on s'arrangera pour le copyright)

E. Et je me regale avec quelques salles de cine Art et Essais (j'ai vu la semaine derniere l'atemporel Breakfast at Tiffany's) et le Festival de Cinema de Sydney qui a lieu en ce moment (equivalent de notre festival de Cannes mais dont la particularite extraordinaire est d'etre ouvert au public avec des projections de la selection officielle un peu partout en ville). Dans ce cadre-la, j'ai assiste hier a la projection du magnifique film danois After the wedding dans le cadre magique du State Theater, espece de copie en stuck de nos theatres a l'italienne, version australienne, soit 3 fois plus grand que la moyenne des scenes nationales francaises. Salle a couper le souffle, projection a guichets fermes pour pres de 1500 chanceux et 2h d'emotion pure. A rajouter sur votre liste des films a voir absolument dans la serie 'Films scandinaves', ne serait-ce que pour l'intrepretation magistrale de tous les acteurs, juste apres le sublime testament visuel d'Ingmar Bergman, Saraband.
Cette semaine, j'ai aussi fait un petit detour oblige par l'Opera de Sydney, ce grand batiment aux voiles blanches que vous avez tous vu des milliers de fois sur les cartes postales et dans les reportages sur l'Australie. Les representations dans la grande salle etant hors de portee de mon budget actuel, je me suis rabattue sur le studio, une salle plus confidentielle sur le cote du batiment, pour le spectacle-evenement d'Antje Pfundter, choregraphe allemande saluee par toute la presse locale. Apres 55 douloureuses minutes de gesticulations et d'onomatopees pour une danseuse chetive, sans musique et sans recit, relecture supposee d'un des contes des freres Grimm, je me suis sentie tres lasse et tres humble devant le vide abyssal de ma connaissance en matiere de danse contemporaine.
1 commentaire:
Comment tu prononces, Antje Pfundter ??
Waaaah ah ah. Je viens de saloper tout l'ecran.
C'est une marque de salive ?
(là, c'est le moment où tu te dis qu'effectivement, il vaut mieux privilégier peu de commentaires, mais de qualité, plutôt que plein mais nuls. non ? tu devrais en tout cas.)
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