mercredi 31 octobre 2007

East Coast

Decidement, la technologie me fait obstacle et le temps presse donc je suis allee piquer 2/3 photos sur le net pour que vous ayez une petite idee des endroits ou je viens de passer ces 2 dernieres semaines.


Je vous avais laisses avant mon depart pour Fraser Island, la plus grande ile de sable du monde, soit 110kms de sable fin sans un bout de caillou, le tout maintenu en place par une vegetation ultra-dense, qui s'est adaptee au cours des millenaires a ce terrain particulierement inhospitalier pour former aujourd'hui une foret tropicale et un eco-systeme uniques peuples de dingos, de serpents, d'oiseaux et d'enormes iguanes. L'Unesco ne s'y est pas trompe et a recemment classe l'ile et ses occupants sur la liste du patrimoine mondial de l'humanite lui garantissant une protection salutaire face a la deferlante de touristes qui parcourent l'ile en 4x4 ronflants sur les pistes de sable regulierement redessinees par les caprices meteorologiques.


En voici une petite portion, telle que je l'ai vue il y a 2 semaines - chauffeurs inexperimentes, s'abstenir- l'enlisement guette a chaque coin de piste!


En ce qui me concerne, pas grand-chose a craindre puisque j'etais dans un gros bus 4x4 (tres impressionnant) avec Chris, un ranger qui connaissait l'ile comme sa poche, pour guide.





Ci-dessous, 75 miles Beach, une plage de plusieurs dizaines de kilometres de long que nous avons longe le matin du 3eme jour sous un ciel un petit peu moins clement que celui de la photo qui conferait aux lieux un aspect assez grandiose. La maree montante s'abattaient sur la plage en grosses vagues qui venaient lecher les pneus de notre petit equipage. Chris devait attendre que les vagues se retirent pour passer a gue certaines portions de la plage inondees par les sources qui viennent se jeter dans la mer. On a frole l'enlisement a deux reprises sur des portions de sable mou. Belles sensations.



Cette epave est un peu devenue l'embleme de Fraser Island, echouee depuis plus de 30 ans a l'extreme nord de 75miles beach, elle etait notre destination de la journee, juste avant la Champagne Pool, un bassin naturel au creux des rochers ou les vagues viennent se fracasser en creant des millions de petites bulles, d'ou son nom. Ce jour-la, l'ocean dechaine envoyait des vagues de plusieurs metres de haut et la Champagne Pool meritait vraiment son nom. J'ai ete la seule a rentrer dans l'eau.




Apres Fraser, ses dingos et ses mythes aborigenes, j'ai file toujours plus au nord (ca devient habituel) jusqu'a Airlie Beach ou j'ai embarque in extremis pour le plus beau trip de ce mois de vacances. Sur les conseils eclaires d'un ami (Merci Antoine!), j'ai rejoins l'equipage du Solway Lass, un voilier vieux de 100 ans, pour une croisiere inoubliable de 3 jours sur les Whitsunday Islands (elles aussi classees au patrimoine mondial de l'Unesco). Les Whitsunday sont en fait une archipel de 74 iles toutes plus ou moins sauvages et protegees par la grande barriere de corail. Autrement dit, un paradis terrestre et aquatique que nous avons explore pendant 3 jours et 3 nuits,


L'equipage-pirate etait un charmant alliage de gros bras tatoues, de casse-cou bruyants et de marins professionnels et a largement contribue a la bonne ambiance qui s'est installee sur le bateau des le depart du port malgre une mer agitee a tres agitee et les symptomes assomants du mal de mer.


Des le deuxieme jour, la mer etait beaucoup plus calme et les apprentis marins avaient pris leur marque sur le ponton comme dans les petites cabines de bois au charme desuet. J'ai partage mes 3 jours essentiellement avec Jamie, un londonien touchant en pleine reconstruction et la petillante Tina, une etudiante allemande en attente d'examens (y'a pire endroit pour reviser ses partiels!)




Ci-dessous, Whiteheaven Beach est la plage la plus connue des Whitsundays. Elle porte bien son nom et sa reputation : 7kms de sable fin et d'une blancheur aveuglante, une eau turquoise et pas un touriste a l'horizon, qui dit mieux? Nous y avons fait escale une matinee avant de partir pour notre premier spot de plongee avec masque et tuba sur la grande barriere de corail. Premiere impression inoubliable, aquarium geant avec tortues de mer, milliers de poissons arc-en-ciel et coraux fluorescents a perte de vue. Pour avoir une meilleure idee de ce que j'ai vu, revoyez vos classiques, Coustaud est forcement passe par la!




Enfin, j'ai fini mon periple par la ville de Cairns ou j'ai sejourne 4 jours, entrecoupes par des excursions dans les environs. Cairns est une toute petite ville dont l'attrait principal se trouve en dehors des murs. Sa position strategique face a la grande barriere de corail en fait un lieu de depart incontournable pour tous les plongeurs en herbe. La ville en elle-meme est un insignifiant quadrilatere borde par des montagnes tropicales inhospitalieres d'une part et par l'ocean inhospitalier d'autre part avec sa petite plage grise interdite a la baignade pour cause d'eaux infestees de requins et de crocodiles. Tout l'interet consiste donc a sortir de la ville pour aller se balader en foret tropicale, comme je l'ai fait avec Gus le bus et cousin Paul, un tour inoubliable au milieu des chutes d'eau, des toboggans naturels et des bassins volcaniques. Le tour de l'oncle Brian est le seul tour au monde, a ma connaissance, qui offre des tablettes de chocolat a volonte (!), des jeux brise-glace debiles mais hilarants, et une bonne humeur aussi communicative. A la fin de la journee, apres avoir rencontre the orange-men, the electrictree, the fluo caterpillar lady, sans oublier Elmo, le fidele compagnon de route, les arbres-capotes et la grenouille geante, j'avais des crampes aux joues d'avoir ri toute la journee et j'ai fixe rendez-vous a tous mes compagnons de trip pour un verre memorable au Rhino Bar.

Ca c'est Milla Milla, une des chutes d'eau sous laquelle on est alle se baigner, une bonne douzaine de metres de haut, ca vous raffermit les epaules!

Au passage, pour illustrer l'indecrottable optimisme australien dont j'ai deja fait etat, je vous retranscris pele-mele une des histoires preferees de Cousin Paul :

Il y a 3 ans, un enorme cyclone s'est abattu sur la region de Cairns, devastant une partie de la foret tropicale et remplissant d'eau une vallee entiere qui vit principalement de la plantation de banane et de cane a sucre. Un des amis de Paul a ainsi vu ses recoltes d'une annee et son moyen de subsistance englouties sous plusieurs metres d'eau. Au lieu de se lamenter, comme toute personne normalement constituee serait en droit de le faire en pareille situation, l'ami de Cousin Paul a cherche comment distraire ses enfants en ces temps humides et est alle recuperer un vieux Jet-ski pour emmener ses gamins batifoler au-dessus de ses champs de cane a sucre irremediablement perdus.

Je trouve l'enseignement assez interessant ou comme le dirait les Monthy Python : "Always walk on the bright side of life".


Fin de mon sejour a Cairns dimanche dernier par une sympathique journee sur la grande barriere de corail avec une initiation a la plongee sous-marine avec bouteilles et tout le tremblement. Une demie-heure de plongee a moins 12 metres au milieu des coraux, des gros poissons (un bebe requin) et des placides tortues de mer.
Au retour sur la terre ferme, on ne sait plus si l'euphorie qui monte a la tete est a mettre sur le compte du mal des profondeurs ou a l'impression ecrasante que la vie parfois est belle, tout simplement.


Prochaine etape des vendredi avec un passage d'un mois par la Nouvelle-Zelande.

Les invitations sont toujours ouvertes pour qui voudrait me rejoindre, y'a de la belle rando dans l'air et un petit saut en parachute sur le lac Taupa, avis aux amateurs!

lundi 29 octobre 2007

Back home!

Hola le reste du monde!
Fin du premier episode de mon idyllique periple australien.
J'ai touche terre ce matin avec l'avion qui me ramenait a Sydney pour un passage-eclair de 3 jours avant de relarguer les amarres pour la Nouvelle-Zelande jeudi.
Bien envie de partager tout ca avec vous mais mon appareil photo a decide de mettre a l'epreuve mes nerfs fatigues par une courte, tres courte et tres memorable nuit de depart de Cairns.
Je me propose donc de vous raconter tout ca des demain, avec photos a l'appui si possible, apres une nuit de sommeil reparateur.
Hasta pronto!
Mo

mardi 16 octobre 2007

On a retrouve le jardin d'Eden

2 jours. Je suis restee 2 jours a errer comme un vieil ours boiteux dans les couloirs brulants et la moiteur de Brisbane. J'ai attendu, impuissante, que la douleur diminue pour pouvoir a nouveau marcher debout, porter ce facheux sac et enfin continuer ma route au nord, toujours plus au nord, et plus pres de la cote, la ou la chaleur serait moins ecrasante.
J'ai laisse l'etouffante Brisbane sans regret, malgre son beau jardin botanique, son enorme centre culturel, ses gentilles infirmieres et son charmant sanctuaire de Koalas, pour finir ma convalescence plus sereinement, 150 kms plus haut.
J'ai ainsi decouvert que Dieu, dans sa grande mansuetude, et apres avoir passablement passe ses nerfs sur Adam et Eve, etait venu planquer le jardin d'Eden a l'extreme Est de l'Australie, dans une petite baie nommee Noosa Heads, pour que ses gentilles creatures puissent encore en profiter un peu.
J'etais amoureuse de Noosa avant meme d'y arriver, poussee par un curieux instinct qui m'a fait fuir Brisbane avec la farouche certitude que je trouverais mieux ailleurs.
Certitude non dementie. Noosa est le point d'orgue de mon voyage jusqu'a present : Une plage presque sauvage en pleine ville, des criques turquoises desertes le long du sentier cotier,un parc national plein de koalas et de pythons, des baleines au large, une auberge de jeunesse paradisique plantee en pleine vegetation luxuriante a 400m du centre-ville, un arriere-pays edenesque avec des fermes solitaires endormies au milieu des champs et des marecages. C'est beau, tout court, et difficile a decrire.
Contrairement a la Gold Coast, ses plages bondees et ses drastiques restrictions d'eau, la Sunshine Coast a ete genereusement arrosee ces derniers mois, colorant les paysages d'un bel emeraude et faisant abondamment tout bourgeonner en ce beau mois d'octobre.
Au milieu de cet ecrin, se trouve le petit village de Eumundi, anonyme 5 jours par semaine mais qui accueille 2 enormes marches hebdomadaires drainant tous les curieux de la cote et d'ailleurs. J'ai rate le fameux marche de Eumeudi a un jour pres mais j'y ai decouvert Glenn, expatrie anglais, musicien et humaniste, au fond d'un petit atelier de souffleur de verre. On s'est quitte sur des notes de Bjork et de son dernier opus 'Declare Independance', parce que Glenn est convaincu qu'il faut se battre pour maintenir la diversite culturelle, loin des villes si possible, au milieu de ses kangourous envahissants.
Depuis Noosa Heads, on peut aussi se rendre a l'Australia Zoo, celui du defunt et bientot legendaire Steve Irwin, le plus connu des chasseurs de crocodiles, qui s'est construit un empire mediatique a son image, soigneusement entretenu par sa femme Teri et sa petite fille Bindi depuis sa mort accidentelle l'annee derniere.
L'Australia Zoo s'etend sur 72 hectares et propose un interessant echantillon d'especes endemiques et de quelques pieces rapportees dans une coquille acidulee, impeccablement formatee pour les audiences massives qui visitent quotidiennement le crocoseum, sorte de collisee a la gloire du croco avec forts effets sonores et show a l'americaine.
Je ne sais pas si Steve Irwin etait le meilleur chasseur de crocos au monde mais c'etait indubitablement un dieu du marketing. Son zoo devrait devenir un cas d'ecole pour tous les apprentis-marketeurs. On notera au passage une sensibilisation ecologique et un message educatif delivre a la fin de chaque presentation a l'attention des enfants et de leurs geniteurs. Retombees du message discutables mais l'intention est plutot bonne a mon avis. Pour ce qui est des zoos en general, je n'ai pas encore tranche leur cas donc je m'abstiendrai de tout commentaire mais avec 2 visites en 1 semaine, je pense que j'ai ma dose pour les 5 prochaines annees.
A l'heure qu'il est, je suis deja bien loin des crocos et autres alligators de Mr. Steve, dans une petite cite dortoir de la Sunshine Coast.
Hervey Bay ne presente absolument aucun interet touristique si ce n'est sa situation geographique strategique : elle fait face a Fraser Island, la plus grande ile de sable au monde. Mon sejour a Hervey Bay sera donc tres bref puisque j'embarque demain matin sur un catamaran direction l'ile de sable pour 3 jours de trek en 4x4 (l'ile n'a pas de route, sable oblige).
J'ai hate d'y etre, et c'est un euphemisme!

Plein de photos a mon retour si mon appareil a tenu le coup face a l'invasion insidieuse du sable fin pas tres compatible avec les circuits imprimes.

PS : pas de photos cette fois encore pour cause de p**** de connexion de m*** dans les auberges de jeunesse. C'est dommage, j'ai quelques bons cliches...

NDLR : Pour les lecteurs tatillons, une coquille s'est glissee dans l'article precedent : Yasmina Reza est une talentueuse ecrivaine et dramaturge francaise (de pere iranien toutefois)notamment connue pour sa piece de theatre Art, a ne pas confondre avec la non moins talentueuse illustratrice iranienne Marjane Satrapi dont vous devriez courir acheter le bouleversant Poulet aux prunes (sinon, je peux le preter sur demande speciale a mon retour).

jeudi 11 octobre 2007

Voyagez leger!

Comme j'avais quelques jours de latence dans mon programme de vacances et pour parfaire mon exploration en profondeur de la culture australienne, je suis allee passer quelques jours aux urgences d'un hopital prive de Brisbane, parce qu'on ne connait pas vraiment une societe tant qu'on ne connait pas son systeme de sante.
J'ai ainsi decouvert pour vous que, comme presque partout ailleurs, les urgences australiennes n'ont d'urgent que le nom.
Admise a 10h aux urgences du St Andrew's war memorial hospital pour une appendicite capricieuse, j'ai ete envoyee, par mes propres moyens, au Wesley Hospital a midi ou j'ai attendu de rencontrer mon chirurgien jusqu'a 16h30!
Officiellement admise dans ma chambre a 19h, j'ai patiente jusqu'a 21h pour etre transportee au bloc pre-operatoire ou j'ai encore passe 2h30 a attendre l'anesthesiste. Un calcul rapide vous permettra de realiser qu'a ce stade la journee, j'avais donc passe 13h30 aux urgences et 15h30 sans absorber aucune substance liquide ou solide. Pour ceux qui connaissent mon caractere en situation de manque de sommeil, essayez de vous figurer l'etat de mes nerfs apres 12h sans manger et une appendicite latente quand une porte de prison receptionniste m'annonce a 17h qu'on ne peut m'admettre que si je verse une caution de $5000, somme que je n'ai evidemment pas en ma possession.
Moultes negociations et coups de fil a mon assureur plus tard (benies soient les assurances de voyage) et grace a l'aide d'une sainte secretaire qui a fait 2h supplementaires pour m'aider a regler mon handicap budgetaire, l'adorable chef des admissions acceptait de me faire entrer sans avance de frais et sans garanties - Victoire! - ou comment une petite francaise est venue a bout de la rigidite administrative des hopitaux prives australiens.
Pour ce qui est de l'operation en elle-meme, pas grand-chose a signaler. Mon chirurgien, un jeune homme presse, expeditif et fin connaisseur de Paul Bocuse, s'appelait Reza, comme la grande illustratrice iranienne que j'adore, Yasmina Reza, ce qui m'a mise dans de tres bonnes dispositions a son egard et pour la suite des operations.
A l'heure qu'il est et apres 36h d'hospitalisation, je suis fraichement lachee dans les rues de Brisbane avec 3 minuscules cicatrices au bas du ventre (vive la medecine moderne) et la consigne de ne rien porter au-dessus de 2.5kg pendant une bonne semaine. Pour info, mon sac a dos pese environ 15kg, ce qui me mets dans un sacre dilemne pour la suite de ma remontee nordique de la cote Est. Mon sejour a Brisbane risque donc de se prolonger encore d'un jour ou deux.
Pas de photos a l'appui de cet article pour cause de respect de la pudeur, de secret medical et parce que Reza a refuse de me lacher les cliches de mon appendice, tres reussis au demeurant.

lundi 8 octobre 2007

Petit cours de geographie

Beaucoup de belles images et de belles rencontres ces derniers jours et seulement 1/2h de connexion pour vous raconter tout ca.
Comme il faut choisir un angle d'attaque , je me propose de vous relater ca facon cours de geo, qui s'averera peut-etre utile si vos notions de geographie sont aussi aleatoires que les miennes.
Ainsi, j'ai quitte Sydney mercredi dernier (deja!) avec un bus de nuit qui m'a conduite, 12h et 1400kms plus loin, jusqu'a une petite station balneaire appelee Byron bay.
C'est la que commence mon ascension de la cote est de l'Australie. Pour tous les europeens, ca peut paraitre une grande distance, a l'echelle australienne, c'est un saut de puce, vous pouvez verifier sur vos cartes.
Byron Bay donc , est la premiere ville hippie d'Oceanie et a garde de son passe cooool une certaine cooolitude, pas mal de boutiques d'artisanat et beaucoup de bobos. C'est aujourd'hui une petite bourgade essentiellement touristique qui peut s'enorgueillir d'etre le point le plus a l'Est de l'Australie. On y vient du monde entier de mars a septembre pour observer, depuis la colline du phare, les baleines qui viennent frayer et donner naissance dans les eaux chaudes de la baie.
A part ca, comptez aussi sur une vie nocturne assez agitee et sur des cargaisons de mini-bus remplis d'apprentis surfers qui debarquent a la journee pour flirter avec les vagues de ses belles plages encore sauvages et peu frequentees.
Auberge de jeunesse au top avec cuisine exterieure et piscine svp!

Il a de jolies petites perles gelatineuses non-identifiees tout le long de la plage.


Le jour suivant, depart pour un saut de bebe-puce, 250kms plus au nord vers Surfers Paradise.
Sans s'en rendre compte, on passe par-la de l'etat du New South Wales a celui du Queensland et plus precisement a la region de la Gold Coast qui est, ni plus ni moins, l'equivalent de notre Cote d'Azur.
Situee juste en-dessous des tropiques, la Gold Coast beneficie d'un climat quasi-constant a l'annee (entre 20 et 37 degres en permanence) qui favorise un heliotropisme de masse et qui place le tourisme comme premiere industrie de la region. C'est aussi surement pour cette raison que l'etat du Queensland connait la plus forte croissance d'Australie avec 500 000 habitants
cette annee. Au milieu de tout ca, Surfers paradise fait figure de ville modele et continue de grimper le top 10 des plus grandes villes d'Australie (6eme en 2007) avec un front de mer betonne digne des pires cauchemards architecturaux, des plages de sables fins denaturees sur des dizaines de kilometres, un enorme centre commercial comme il se doit et l'immeuble d'habitation le plus haut de l'hemisphere sud avec ses 79 etages! Si vous etes pas impressionnes avec ca, je sais pas ce qu'il vous faut!




Perso, je n'etait pas du tout impressionnee et pour reprimer la nausee qui me prenait, j'ai decide d'aller trainer mes basques a plusieurs encablures des plages bondees et des surfers peroxydes dont le fond de commerce consiste a faire croire aux gamins de passage qu'ils seront les prochains Kelly Slater apres 3h de lecons de groupe.
Je suis donc partie m'enfoncer dans les terres, du cote de la Rainforest pour une journee de balade en foret sub-tropicale, degustation de vin dans un vignoble local et visite du Mount Tamborine, un petit village auto-suffisant au sommet de la montagne (600m la montagne, c'est pas l"Everest) qui vit exclusivement sur les reserves d'eau de pluie collectee dans de grands tanks devant les maisons parce que, rappelons-le, l'Australie vit en ce moment la plus grande secheresse de ces derniers 100 ans et le Queensland est particulierement touche.
A part leurs reserves d'eau, les locaux vivent du tourisme bien sur, mais aussi de la culture d'avocats, de plantes tropicales et de noix de macadamia qui, au passage, est la derniere plante indigene a etre cultivee pour une exploitation commerciale.



Ceci est l'interieur d'un arbre constricteur dont j'ignore le nom mais qui grandit en prenant appui sur un tronc existant jusqu'a l'etouffer. Quand l'arbre-support est mort et tombe en poussiere, ca laisse place a de belles armatures vegetales comme celle-ci.



"T'arrete de faire ta craneuse!"

OK, c'est juste pour vous montrer le processus a une etape un peu moins avancee sur un autre arbre!
Belle balade avec Barry, un hollandais rencontre dans le bus et embarque d'office avec moi pour la Python Rock walk. Pas menteur le nom! on a vu un beau serpent marron a l'arrivee au point de vue.
Puis retour a l'auberge de jeunesse pour un plateau de fruits de mer de degustation avec Dave, un policier neo-zelandais en vacances a l'auberge, au restaurant de l'Hotel Versace, sur la Marina, la grande classe!
Voila, le temps file, juste deux mots pour vous dire que je suis arrivee a Brisbane hier sous un temps superbe encore.
Apres une balade au jardin botanique, je suis allee au cine voir un beau documentaire sur Joe Strummer, le charismatique chanteur de The Clash qui aimait proclamer : "The future is unwritten!"
Ca pourrait etre une belle conclusion pour aujourd'hui.
Bisous doux!



mardi 2 octobre 2007

2 octobre - 24 ans - 2 mois de vacances et 1 sourire aux levres

A H-24 du grand depart, je profite de mon dernier moment d'acces a Internet pour vous glisser les photos de ma soiree de depart numero 17, soit le resto avec mes collegues de Lush.
Le cadre d'abord : les filles avaient reserve un resto traditionnel au Rocks, le quartier 'historique' de Sydney avec cuisine australienne et BYO (Bring Your Own). Elles s'etaient charge de nous approvisonner pour la soiree en biere, vins blanc, rouge, rose, mousseux et spiritueux, de quoi assommer une garnison de rugbyman australiens!
Au cours du repas, elles m'ont offert une fausse moustache (pour les etrangers, tous les francais portent la moustache...), une replique de croissant geant qui a fini la soiree reconverti en couvre-chef (cf. photos ci-dessous) et un charmant petit bracelet bleu en verre de Venise.


Hazel et Megan, deux luscious girls d'Adelaide profitaient de leur formation pour decouvrir l'equipe de Sydney, pas decues du voyage!

'Lil Nadia, la petite soeur de l'equipe et l'irresistible Elisia - so hilarious!
- 'Lil Kyles et son futur mari Toni -
Ah oui, les filles m'ont aussi offert une fleur de lys (ici en premier plan) parce que je leur ai dit que c'etait la fleur des rois.



Un croissant geant et une Mo fatiguee sur les marches de l'Opera House


Kyles, Sare, Nadia and Mo

L'equipe en nombre restreint, soit les 7 vaillantes qui ont decide de marcher jusqu'a l'Opera a 1h du mat! Bel effort.

Voila, pour la suite des photos, il faudra attendre que j'arrive a Byron Bay, d'ici 48h environ et que je trouve le temps de poster sur mon blog.
Pour info, et pour justifier mon eventuel silence a venir, je vous donne pele-mele mon emploi du temps des 2 mois a venir.
Depart demain donc, en bus, pour Byron Bay, suivi de Brisbane, Fraser Island, Rockhampton, Airlie Beach, Koala Island, Surfers paradise et Cairns. Tout ca dans un ordre et pour une duree encore indetermines. La seule certitude a ce jour est qu'un avion de retour m'attends le 29 octobre pour voler de Cairns a Sydney. Ce qui arrivera dans les 26 jours d'intervalle est encore une enigme pour moi et se fera au gre de mes envies et de mes rencontres.
Deuxieme certitude : Une place est aussi reservee a mon nom le 1er novembre sur le vol Sydney-Auckland. De la, j'aurai un mois pour rejoindre Christchurch sur l'ile du sud de la Nouvelle-Zelande pour un retour a Sydney le 27 novembre.
A l'aube de mon vrai depart pour 2 mois de vacances et le jour de mes 24 ans, comment m'empecher de faire des bilans?
Je suis assise dans le jardin, au milieu des palmiers, la temperature exterieure est de 30 degres et je regarde la maison, mon enclave francaise au milieu de la ville, avec douceur et sympathie. Je laisse ici Andre et Janine qui ont ete bien plus que des proprietaires pour moi ces 6 derniers mois, je laisse la French connection et mes amis australiens, je laisse Sydney-la superficielle et je ressens comme un trop-plein de bonheur pour tout ce que je viens de vivre.
Les mots manquent, il faudrait pouvoir capter les effluves du bonheur et les mettre en flacon pour les distiller plus tard, par petites touches, aux moments plus difficiles.
Pour l'instant, je file pour ce qui devrait etre le dernier de la serie des 'derniers aperos' avec Louise et la French Connection avant un repas de fruits de mer avec ma famille d'adoption.
Donnez-moi de vos nouvelles souvent, c'est bon de vous lire!