2 jours. Je suis restee 2 jours a errer comme un vieil ours boiteux dans les couloirs brulants et la moiteur de Brisbane. J'ai attendu, impuissante, que la douleur diminue pour pouvoir a nouveau marcher debout, porter ce facheux sac et enfin continuer ma route au nord, toujours plus au nord, et plus pres de la cote, la ou la chaleur serait moins ecrasante.
J'ai laisse l'etouffante Brisbane sans regret, malgre son beau jardin botanique, son enorme centre culturel, ses gentilles infirmieres et son charmant sanctuaire de Koalas, pour finir ma convalescence plus sereinement, 150 kms plus haut.
J'ai ainsi decouvert que Dieu, dans sa grande mansuetude, et apres avoir passablement passe ses nerfs sur Adam et Eve, etait venu planquer le jardin d'Eden a l'extreme Est de l'Australie, dans une petite baie nommee Noosa Heads, pour que ses gentilles creatures puissent encore en profiter un peu.
J'etais amoureuse de Noosa avant meme d'y arriver, poussee par un curieux instinct qui m'a fait fuir Brisbane avec la farouche certitude que je trouverais mieux ailleurs.
Certitude non dementie. Noosa est le point d'orgue de mon voyage jusqu'a present : Une plage presque sauvage en pleine ville, des criques turquoises desertes le long du sentier cotier,un parc national plein de koalas et de pythons, des baleines au large, une auberge de jeunesse paradisique plantee en pleine vegetation luxuriante a 400m du centre-ville, un arriere-pays edenesque avec des fermes solitaires endormies au milieu des champs et des marecages. C'est beau, tout court, et difficile a decrire.
Contrairement a la Gold Coast, ses plages bondees et ses drastiques restrictions d'eau, la Sunshine Coast a ete genereusement arrosee ces derniers mois, colorant les paysages d'un bel emeraude et faisant abondamment tout bourgeonner en ce beau mois d'octobre.
Au milieu de cet ecrin, se trouve le petit village de Eumundi, anonyme 5 jours par semaine mais qui accueille 2 enormes marches hebdomadaires drainant tous les curieux de la cote et d'ailleurs. J'ai rate le fameux marche de Eumeudi a un jour pres mais j'y ai decouvert Glenn, expatrie anglais, musicien et humaniste, au fond d'un petit atelier de souffleur de verre. On s'est quitte sur des notes de Bjork et de son dernier opus 'Declare Independance', parce que Glenn est convaincu qu'il faut se battre pour maintenir la diversite culturelle, loin des villes si possible, au milieu de ses kangourous envahissants.
Depuis Noosa Heads, on peut aussi se rendre a l'Australia Zoo, celui du defunt et bientot legendaire Steve Irwin, le plus connu des chasseurs de crocodiles, qui s'est construit un empire mediatique a son image, soigneusement entretenu par sa femme Teri et sa petite fille Bindi depuis sa mort accidentelle l'annee derniere.
L'Australia Zoo s'etend sur 72 hectares et propose un interessant echantillon d'especes endemiques et de quelques pieces rapportees dans une coquille acidulee, impeccablement formatee pour les audiences massives qui visitent quotidiennement le crocoseum, sorte de collisee a la gloire du croco avec forts effets sonores et show a l'americaine.
Je ne sais pas si Steve Irwin etait le meilleur chasseur de crocos au monde mais c'etait indubitablement un dieu du marketing. Son zoo devrait devenir un cas d'ecole pour tous les apprentis-marketeurs. On notera au passage une sensibilisation ecologique et un message educatif delivre a la fin de chaque presentation a l'attention des enfants et de leurs geniteurs. Retombees du message discutables mais l'intention est plutot bonne a mon avis. Pour ce qui est des zoos en general, je n'ai pas encore tranche leur cas donc je m'abstiendrai de tout commentaire mais avec 2 visites en 1 semaine, je pense que j'ai ma dose pour les 5 prochaines annees.
A l'heure qu'il est, je suis deja bien loin des crocos et autres alligators de Mr. Steve, dans une petite cite dortoir de la Sunshine Coast.
J'ai laisse l'etouffante Brisbane sans regret, malgre son beau jardin botanique, son enorme centre culturel, ses gentilles infirmieres et son charmant sanctuaire de Koalas, pour finir ma convalescence plus sereinement, 150 kms plus haut.
J'ai ainsi decouvert que Dieu, dans sa grande mansuetude, et apres avoir passablement passe ses nerfs sur Adam et Eve, etait venu planquer le jardin d'Eden a l'extreme Est de l'Australie, dans une petite baie nommee Noosa Heads, pour que ses gentilles creatures puissent encore en profiter un peu.
J'etais amoureuse de Noosa avant meme d'y arriver, poussee par un curieux instinct qui m'a fait fuir Brisbane avec la farouche certitude que je trouverais mieux ailleurs.
Certitude non dementie. Noosa est le point d'orgue de mon voyage jusqu'a present : Une plage presque sauvage en pleine ville, des criques turquoises desertes le long du sentier cotier,un parc national plein de koalas et de pythons, des baleines au large, une auberge de jeunesse paradisique plantee en pleine vegetation luxuriante a 400m du centre-ville, un arriere-pays edenesque avec des fermes solitaires endormies au milieu des champs et des marecages. C'est beau, tout court, et difficile a decrire.
Contrairement a la Gold Coast, ses plages bondees et ses drastiques restrictions d'eau, la Sunshine Coast a ete genereusement arrosee ces derniers mois, colorant les paysages d'un bel emeraude et faisant abondamment tout bourgeonner en ce beau mois d'octobre.
Au milieu de cet ecrin, se trouve le petit village de Eumundi, anonyme 5 jours par semaine mais qui accueille 2 enormes marches hebdomadaires drainant tous les curieux de la cote et d'ailleurs. J'ai rate le fameux marche de Eumeudi a un jour pres mais j'y ai decouvert Glenn, expatrie anglais, musicien et humaniste, au fond d'un petit atelier de souffleur de verre. On s'est quitte sur des notes de Bjork et de son dernier opus 'Declare Independance', parce que Glenn est convaincu qu'il faut se battre pour maintenir la diversite culturelle, loin des villes si possible, au milieu de ses kangourous envahissants.
Depuis Noosa Heads, on peut aussi se rendre a l'Australia Zoo, celui du defunt et bientot legendaire Steve Irwin, le plus connu des chasseurs de crocodiles, qui s'est construit un empire mediatique a son image, soigneusement entretenu par sa femme Teri et sa petite fille Bindi depuis sa mort accidentelle l'annee derniere.
L'Australia Zoo s'etend sur 72 hectares et propose un interessant echantillon d'especes endemiques et de quelques pieces rapportees dans une coquille acidulee, impeccablement formatee pour les audiences massives qui visitent quotidiennement le crocoseum, sorte de collisee a la gloire du croco avec forts effets sonores et show a l'americaine.
Je ne sais pas si Steve Irwin etait le meilleur chasseur de crocos au monde mais c'etait indubitablement un dieu du marketing. Son zoo devrait devenir un cas d'ecole pour tous les apprentis-marketeurs. On notera au passage une sensibilisation ecologique et un message educatif delivre a la fin de chaque presentation a l'attention des enfants et de leurs geniteurs. Retombees du message discutables mais l'intention est plutot bonne a mon avis. Pour ce qui est des zoos en general, je n'ai pas encore tranche leur cas donc je m'abstiendrai de tout commentaire mais avec 2 visites en 1 semaine, je pense que j'ai ma dose pour les 5 prochaines annees.
A l'heure qu'il est, je suis deja bien loin des crocos et autres alligators de Mr. Steve, dans une petite cite dortoir de la Sunshine Coast.
Hervey Bay ne presente absolument aucun interet touristique si ce n'est sa situation geographique strategique : elle fait face a Fraser Island, la plus grande ile de sable au monde. Mon sejour a Hervey Bay sera donc tres bref puisque j'embarque demain matin sur un catamaran direction l'ile de sable pour 3 jours de trek en 4x4 (l'ile n'a pas de route, sable oblige).
J'ai hate d'y etre, et c'est un euphemisme!
Plein de photos a mon retour si mon appareil a tenu le coup face a l'invasion insidieuse du sable fin pas tres compatible avec les circuits imprimes.
PS : pas de photos cette fois encore pour cause de p**** de connexion de m*** dans les auberges de jeunesse. C'est dommage, j'ai quelques bons cliches...
NDLR : Pour les lecteurs tatillons, une coquille s'est glissee dans l'article precedent : Yasmina Reza est une talentueuse ecrivaine et dramaturge francaise (de pere iranien toutefois)notamment connue pour sa piece de theatre Art, a ne pas confondre avec la non moins talentueuse illustratrice iranienne Marjane Satrapi dont vous devriez courir acheter le bouleversant Poulet aux prunes (sinon, je peux le preter sur demande speciale a mon retour).
5 commentaires:
content de voir que tout va bien..
alors ca fait quoi de rencontrer crocodile dundee??
bizz
feat
coucou ma soeurette!!! ayèè!!! g rattrapé mes deux mois d'absence où je n'ai pas pu lire ton blog. ca m'a pris 1h heure mais maintenent je suis a la page sur ta vie. ca a tellement l'air paradisiaque que j'ai du mal a m'imaginer tous ces paysages mais continue le temps passe vite quand on te lit tellement c'est interessant et différent de ce qu'il y a ici.
je suis rentré ce weekend a mionnay parce que je suis en stage a nimes pour 2 semaines. stage ultra compliqué mais super interessant sur l'étude des solides dans l'espace... je t'embrasse très fort soeurette et essaierai de me reconnecté à Paris!!!
bizouuuuu
je suis pas certaine du tout que Dieu ait quelque chose à y voir mais ton jardin d'Eden ressemble beaucoup à ce qu'Il aurait pu créer ....
Je réserve d'ores et déjà " poulet aux vinaigres " pour ton retour , mieux vaut prévenir !
contente de voir que tu te remets bien
bises Liliane
Je ne sais pas si Steve Irwin était le plus grand 'chasseur' de crocodiles. A ma connaissance, il n´en tuait pas. Par contre, il adorait se jeter dans une mare à crocodile ou (tenter de) plaquer au sol un de ces dinosaures avant de le soigner.
Moi qui trouve les documentaires animaliers souvent insipides, j´ai passé des heures le dimanche après-midi à regarder les emissions de Steve, lequel, à mon avis, et avant tout, aimait les bêtes - même s´il a tiré un énorme profit de la médiatisation!
Voilà, ce fut un petit chagrin personnel lorsque j´ai appris sa mort, qui, soit-dit en passant, survint dans l´eau: tué par une raie!
ironie ou destin...
A la lecture de tes aventures, j'enrage de jalousie et d'immobilisme. "Life isn't about finding oneself, life is about creating oneself" : c'est très vrai et c'est ce que tu es en train de faire. Profites !
Gros bisous de Savoie
Isa
Enregistrer un commentaire